Mes nuits dissimulent tes jours
Mes nuits en étaux sur tes cimes
Je redoute tes envolées
Ô ma vanité
Ma marine
Je dilate sur la vitrine
Les brise-bises rémoulues
A vendanger
Ô ma marine
A vendanger la vie venue
Toi mon obole byzantine
Sentinelle à mes yeux repue
Je t’aimais tant
Ô ma marine
Je t’aimais tant
Le savais-tu
Sur les chemins de l’indigence
Aux parapets disconvenus
Je penserai
Ô ma marine
Aux bastingages de nos rues
Dans mon bagage
Ô ma marine
Je garderai tel un remord
Tes parenthèses abyssines
Tel un éclat sur mon décor
Tel un soleil
Ô ma marine
Lorsque l’aube en sifflant essore
Sur les cimes où l’oubli décline
Ses cimaises poivres et ors