Le bonheur allait tiède et le vent tissait fauve
D’alvéolaires emprunts sur un ciel gris de prose
Sur le dos du matin tu lissais les contours
Des soustractions posées aux fleurons de nos jours
Hissé au mât des nuits il n’est d’autre carême
Que l’écho de nos pluies aux tendons des persiennes
Hissé au mât des ans telle une perle fine
L’amour s’en va dressant ses pitiés alcalines
Partir et se le dire avec humilité
De ces corps oubliés envisager l’été
Qui s’évade en suant sa plus folle nécrose
Partir et se salir sous la voûte morose
De ces mains enchâssées redessiner la rime
Qui câble sa douleur aux élans maritimes
Où nos deux solitudes tendrement se disposent
Déjà je ne suis plus qu’une ombre sur ta vigne
Et tu n’es plus en moi qu’un souvenir éteint
Le bonheur allait tiède aux fleurons du matin
Et le vent tissait brun sa prose sur nos lignes