Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 12:03
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Le bonheur allait tiède et le vent tissait fauve

D’alvéolaires emprunts sur un ciel gris de prose

Sur le dos du matin tu lissais les contours

Des soustractions posées aux fleurons de nos jours

 

Hissé au mât des nuits il n’est d’autre carême

Que l’écho de nos pluies aux tendons des persiennes

Hissé au mât des ans telle une perle fine

L’amour s’en va dressant ses pitiés alcalines

 

Partir et se le dire avec humilité

De ces corps oubliés envisager l’été

Qui s’évade en suant sa plus folle nécrose

 

Partir et se salir sous la voûte morose

De ces mains enchâssées redessiner la rime

Qui câble sa douleur aux élans maritimes

Où nos deux solitudes tendrement se disposent

 

Déjà je ne suis plus qu’une ombre sur ta vigne

Et  tu n’es plus en moi qu’un souvenir éteint

Le bonheur allait tiède aux fleurons du matin

Et le vent tissait brun sa prose sur nos lignes

 

 

 

Par SM. Textes déposés
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