Un ciel safran file ses bas
Aux jarretières de la Cité
Aux terrasses du cinéma
Les guéridons s’en vont valser
Tu me dis pourvu que ça sonne
Cet amour contrebalancé
Aux météores qui buissonnent
Les saloirs de nos pensées
Je te dis pourvu que ça danse
Aux wagons-lits assermentés
Pour d ‘alexandrines romances
Aux délicieuses cruautés
Et nous allons d’aubes liquides
En soirs roucoulant d’ardeur
Démâter nos amours candides
Aux esplanades du bonheur
Et nous laissons la Montparnasse
A son cimetière lestée
Aux quinquets bleus du temps qui valse
Les beaux jours peuvent s’avancer
Sur le boulevard s’irise
Le reposoir de nos baisers
Aux balançoires du temps qui grise
Les arcades vont décoiffées
Un ciel safran file sa laine
Aux reposoirs de la Cité
Aux troquets bleus du temps qui traîne
Les guéridons sont renversés
Tu me dis pourvu que ça sonne
Cet amour contrebalancé
Je te dis pourvu que ça danse
Aux wagons-lits assermentés
Et nous laissons la Montparnasse
A ses cheminotes pensées
Aux quinquets bleus du temps qui passe
Les traversins s’en vont valser