Il m’arrive souvent de me ressouvenir
Lorsque le souvenir ne suffit à mes larmes
Qui se pressent héroïques si Dieu reprend les armes
Pour poser en mon cœur le tison d’un sourire
Il m’arrive souvent de me ressouvenir
De tes doigts embarqués sur mes chagrins d’indienne
Apostoliquement se dissipait la peine
Lorsqu’au cou de ton cœur je suspendais mon rire
Il m’arrive souvent de me ressouvenir
De tes bras au long cours rugissant sur mes âges
Comme autant de fanions embrasant d’avenir
Les rêveries de plomb de mes apprentissages
Il m’arrive souvent de me ressouvenir
De cet apostolat qui émaillait l'hiver
Quand de mes terres d’encre te regardant mourir
Je devinais ton ciel se signant sur la mer
Il m’arrive souvent de me ressouvenir
Lorsque le souvenir ne suffit à mes armes
Qui se pressent héroïques si Dieu reprend mes larmes
Pour poser sur ton âme le tison d’un sourire