
J’ai vu l’homme au chapeau d’écume
Enrôler des torrents d’amour
Comme on enroule l’amertume
Aux cyphoses des abat-jours
Il a peigné de ses mains vastes
Les pans scarifiés de mes tours
Pour que ne frise aucune impasse
Aux ficelles de mes faubourgs
J’ai vu l’homme au chapeau de grâce
Tordre le cou malencontreux
Des rapières qui s’enterrassent
Aux mareyages de mes cieux
Il a brassé de ses mots vastes
Les rouages de l'arrière-cour
Pour ériger dessus la place
Le métronome au ventre lourd
J’ai vu l’homme au chapeau d’ivresse
Me prendre entre ses crocs vainqueurs
Et repenser mes allégresses
Entre ses vers de rémouleur
Il a brassé mon ciel rapace
Il a brassé la nuit venue
Mon cœur où s’argentait la place
Mon cœur qui déjà n’était plus
Qu’un marque-page crucifère
Aux évidoirs de ma rue
J’ai vu l’homme au chapeau d’aimance
Mâter des flots de rédemption
Et retenir au soir qui danse
Les pépinières de la raison
Il a brassé de son ciel vaste
Les grisailles de mes faubourgs
Pour qu’il ne reste aucune impasse
Au mareyage de l’amour
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Je vous remercie.
Sylvie