Aux hommes de bonne volonté
Aux Justes et à leurs mains qui flanchent
De n’avoir pas assez creusé
Sous les festons des avalanches
L’allégorique vérité
Sommés de pourfendre le temps
Comme le la rose ses fragrances
Nous semons nos outrecuidances
Aux déclinaisons du printemps
Sous l’apprêt du funiculaire
Qui transborde l’immensité
Nous tissons les abécédaires
De nos monceaux d’éternité
Aux Justes et à leurs mains qui doutent
De n’avoir pas assez songé
Sous l’acropole des déroutes
Aux crémaillères à partager
Bastillés contre les murailles
Où s’estampille un ciel luxé
Nous alignons nos gouvernails
Sur l’escarcelle des idées
Aux Justes et à leurs mains qui saignent
Au dernier cri du dernier soir
Qui s’effiloche aux escabelles
Enluminées du désespoir
Aux hommes de bonté volonté
Donnant jusqu’à la moindre écaille
Et qui ne gardent sur l’épée
Qu’une indéfinissable entaille
Que l’on nomme fraternité



