Mercredi 10 mars 2010 3 10 /03 /2010 08:09
4333050547_964c3bd16a.jpg

Sous quelque lumière
L'horizon hâbleur
Démâte sa crinière
Tout part en pâleur
La fièvre
Les liqueurs
Les digues étrivières

Le port ânonne encore
Son alphabet d'errance
L'atone clairvoyance
Dilate ses artères

Tout part en pâleur
Les grues
Les distances
Les navires de guerre
Sur le pont l'abstinence
Ennasse ses prières

De son index rance
Le vent pointe l'éclair
Et la ville s'élance
Si dense sur la mer
Et la ville s'élance
Si frêle sur l'hiver

Sous quelque lumière
Le couchant bossu
Rogne ses équerres
Tout part en noirceur
La Rade
Les ajoncs
Et nos rêves d'abers

Par SM. Textes déposés - Publié dans : Marines
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /2010 09:09
3535097437_f1e59f32a5.jpg



C'était un matin glabre
Un matin de clapot
Où j'écrivais ton corps
Mon conjugué
Mon cri
J'écrivais sur tes seuils
De ma bouche anoblie
L'écho du verbe aimer
Où roulent les sanglots
 
Le vent cochait tes joues
Et dévalait l'idiome
C'était un matin glabre
Où fusaient les atomes
Et ta main sur mon coeur
Brûlait tel un étau
 
Le vent s'en est allé
Sur la mer alcaline
Le vent a retroussé
L'ombre du vieux sureau
Mon amour
Quand l'est arborescent
S'étire maritime
Tu déposes tes psaumes
A l'orée de mes mots

C'était un matin glabre
Un matin de clapot
Où j'écrivais ton corps
Mon conjugué 
Mon cri
J'écrivais sur la mer
Incandescent étau
Les trémolos défaits
De l'amour qui s'enfuit

A l'ombre des sureaux


 
Par SM. Textes déposés
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 4 mars 2010 4 04 /03 /2010 15:29
4247696267_b9752e4cfd.jpg

 

Lélian ma blanche peine

Ma p’tite pomme d’amour

Lorsque s’enfuit la Seine

Entre nos draps trop courts

Tu me dis la rengaine

Tu me dis les chemins

Qui mènent à Vincennes

En passant par Pantin

 

Dieu que la route est longue

Quand la nuit perd aux jeux

Le temps de dire je t’aime

Et demain se fait vieux

Bien d’autres ritournelles

Fleuriront en chemin

Quand du Bois de Vincennes

On rejoindra Pantin

 

Lélian ma blanche peine

Mon lot de quat’ saisons

C’est pas demain la veille

Qu’on aura not’ chanson

Celle qui dit comme on s’aime

Celle qui nous tient perchés

Sur les ponts de la Seine

Comme deux moineaux blessés

 

Dieu que la route est longue

Pour les amours d’un tour

Entre deux mappemondes

De manèges en tambours

Nous refaisons le monde

Dans nos draps  incertains

Puis nous allons chantant

De Vincennes à Pantin

 

Lélian ma blanche peine

Mon chant de déshonneur

Quand tu me tiens serrée

Dans tes bras de voleur

J’entrevois les distances

Je mesure les jours

Lélian mon impatience

Je t’aimerai toujours

 

Dieu que la vie est belle

Quand on se prend au jeu

Quand on se dit je t’aime

Du réveil à l’adieu

Sur la grande marelle

Nous allons amoureux

De Pantin la rebelle

A Vincennes la bleue

 

Par SM. Textes déposés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 28 février 2010 7 28 /02 /2010 15:53
4378627846_2cc96fe36f.jpg

 

La vie prise en chemin

Ses tiges et ses odeurs

Déjà le point du jour nivelle ses clémences

Conscience  Aimance  Douceur

Douleur aussi

Petite transe aux épaules du cœur

Soubresauts  Diligences  Clameurs

Et l’amour

Toujours l’amour qui danse

A contre-esclandre

A contre-peur

Ses quadrilles sur les apparences

Ses menuets d’ambassadeur

 

Sur la ville en partance

Les toisons des vitrines

Les boucles des couleurs

S’élancent

 

Sur le pont se balancent

Les grilles

Les filles

Les fleurs

Et ce vent d’espadrilles

Qui corolle les heures

 Et les minutes grêles

Et les secondes en sueur

 

Sous les toits

La touffeur d’un matin autophage

L’ampleur

 

Aux bouches des stations

De tiédeurs en pâleurs

Le flot intempestif

Ingère la cadence

 

Et la gare

Oui la gare au bout des transhumances

Avec ses bras de musaraigne

La gare qui sait que l’on s’aime

Que l’on s’aime

Que l’on s’aime

A en perdre le nord

Et Dieu sait quoi encore

 

La gare aux bras de musaraigne

Qui serre ceux qui s’aiment

Et s’aimeront encore

 

La gare aux bras de musaraigne

Sur la ville qui sème

Ses poudrières d’or

Par SM. Textes déposés
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Samedi 27 février 2010 6 27 /02 /2010 16:02

3881335256_a229cf9748.jpg


Aux hommes de bonne volonté

Aux Justes et à leurs mains qui flanchent

De n’avoir pas assez creusé

Sous les festons des avalanches

L’allégorique vérité

 

Sommés de pourfendre le temps

Comme le la rose ses fragrances

Nous semons nos outrecuidances

Aux déclinaisons du printemps

 

Sous l’apprêt du funiculaire

Qui transborde l’immensité

Nous tissons les abécédaires

De nos monceaux d’éternité

 

Aux Justes et à leurs mains qui doutent

De n’avoir pas assez songé

Sous l’acropole des déroutes

Aux crémaillères à partager

 

Bastillés contre les murailles

Où s’estampille un ciel luxé

Nous alignons nos gouvernails

Sur l’escarcelle des idées

 

Aux Justes et à leurs mains qui saignent

Au dernier cri du dernier soir

Qui s’effiloche aux escabelles

Enluminées du désespoir

 

Aux hommes de bonté volonté

Donnant jusqu’à la moindre écaille

Et qui ne gardent sur l’épée

Qu’une indéfinissable entaille

Que l’on nomme fraternité

 

 

 

 

 

 

 

Par SM. Textes déposés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés