Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 15:01

 

Les instants maquisards éructent leurs ivresses

Vertes telle la coiffe des vibrants argousiers

Sur l’ornière froissée la mousse s’agenouille

Et lève vers le ciel son front enquenouillé

 

Sobres vivisections des ormes sous la brume

Sombres allégations où se gomment les fleurs

Sanguines et perforantes telle l’âme des pleurs

Que la vie place en dôme au sommet de la  lune

 

J’erre ainsi sur les sentes dépenaillées d’automne

Ton regard pèle au jour l’écorce des étés

Qui s’ébattent surpris entre tourbes atones

Et fougerines lances sous pelisse argentée

 

Les instants maquisards éructent leurs ivresses

Vertes telle la coiffe des vibrants argousiers

Je vais sondant ma foi aux abimes épaisses

Où s’enquenouille au bois mon âme agenouillée

 

 

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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /2009 13:48

 

Je t’ai laissé

T’aimant au-delà des mots

Engeance volcanique

Fièvre rugueuse et rubiconde

Absence

Je t’ai laissé

Faute de savoir ériger ce mépris

En rotonde matricielle

Absolution de glaise

ô mon amour 

Ma diction

Plus opaque chaque jour

Plus dense aussi sourit ma peine

Aux boucles de Durance et d’ébonite

Aphone sans tes baisers qui flanchent

Seule en érosion

Seule au jour qui écaille sa peine

Blanche

Sans tes phrases anciennes

Qui battent le refuge

De nos ombres percluses

 

 

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Lundi 26 octobre 2009 1 26 /10 /2009 10:37




Ô limbes d'ambre des aubes fines
Où pantomiment les allées
Des squares sereins qui se dessinent
Aux embrasures des cités
Voyez l'horizon qui s'éveille
Couleuvrant les toits émaillés
Et leurs déclinaisons vermeilles
Sur la Seine au châle ajouré 

Ô crépuscules qu'encorbelle
Le zinc des instants fragmentés
Où s'embusque telles des ailes
La rançon de nos coeurs tannés
Voyez l'aube sous sa chemise
Camisolant la chevauchée
D'un ciel de suie que l'est attise 
Sur l'arsenal des peupliers

 
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 17:11




Un jour nous verrons la lumière
Vider son outre chamarrée
Sur la paillasse de la mer
Aux pans sirupeux des rochers

Et nous irons comme naguère
Désemmancher les prés sacrés
Sur le sillon salé qui serre
Ses anorexies ensablées

A la surface de la terre
Aux soufflets des éternités
Nous danserons comme naguère
Sur les poumons des goémoniers

A la surface de la terre
Lorsque s'éclipsera la mer
Vers l'horizon assermenté

- Publié dans : Marines
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Mardi 6 octobre 2009 2 06 /10 /2009 16:15





Il en allait de nous comme il en va des hommes
Ballants au jour qui va tremblants au soir qui sonne
Et cette inextirpable douleur ensevelie
D'être aux confins de soi l'assiégé de sa vie

Il en allait de nous comme il en va des hommes
Visionnaires à genoux aux salves de l'automne
Et ce Dieu des silences que souvent l'on décloue
De nos chagrins d'enfance quand le temps vrille roux

Il en allait de nous comme il en va des hommes
Vaillants au jour qui va pleurants au soir qui sonne
Et cet amour altier qui affrète sa nuit
S'effeuille au vent salin d'un passé qui s'enfuit

Il en ira de nous comme il en va des hommes
Chantants au jour qui va mourants au soir qui sonne
Avec au coeur l'espoir plus leste que la mort
Pour bigarrer nos rêves que l'horizon déflore



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