Comme Héloïse au Paraclet

Publié le par Sylvie Méheut

Salvador Dali

Salvador Dali

Comme Héloïse au Paraclet

Je suis l’amante religieuse

Je suis le grain

Je suis l’ivraie

Je suis ton ombre vénéneuse

 

Je suis celle que l’amour étreint

Sur le blanc-seing des nébuleuses

La quintessence du matin

Le soir glissant sur la chartreuse

 

L’esprit du temps 

Le cœur des plaies

La canopée de l’espérance

La faim

Le feu

La transparence

Et chant double des futaies

 

Dans la clairière des errants

Mon âme vibre sans conscience

Tantôt je meurs

Tantôt je nais

Entre ma chair et ta présence

 

Je porte en mon sein scarifié

L’écho vibrant de ta lumière

Comme Héloïse à la veillée

Je suis la sœur

Je suis la mère

L’abbesse au ventre de rosée

 

 

Sylvie Méheut

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
J
Tout simplement Magnifique ...

Félicitations Sylvie.

Je t'embrasse.
Répondre
S
Quelle surprise ! Je suis heureuse de t'accueillir parmi mes amis de la blogosphère (sourire)... Je t'embrasse en retour.
O
Plaisir de te lire
Tes mots ravissent mon imaginaire
Merci tout simplement Sylvie
Répondre
S
Je te remercie infiniment...
Tu es ici chez toi, la porte est large ouverte.
J
Je reviendrai vous lire en silence.
Votre blog est un beau refuge.

Amicalement

JL
Répondre
S
Le silence est musique...
Bienvenue Jean-Luc.

Amitié
S
Cher Yann,
Je remercie Lagarde, je remercie Michard, et surtout...
Je vous remercie Vous.
Embrassades chaleureuses.
Répondre
Y
Le poème d'une Grande amoureuse.

Tantôt je meurs
Tantôt je nais
Entre ma chair et ta présence

Ce doit être cela l'amour

J'embrasse la Belle d'âme
Répondre