Promenade du Clair de lune

Publié le par Sylvie Méheut

Marie Détrée

Marie Détrée

 

Voici sur le lilas fleurir l’aube timide

Et sur l’aubépinier la larme qui demain

Offrira au jardin sa couronne candide

Et au ciel étoilé une trame d’étain

 

Dans la marge du temps j’ajuste ma mémoire

Et toi que je chéris tu m’apparais nouveau

Toi tout assermenté d’une impassible gloire

Toi et ta grâce offerte au chant des quatre vaux

 

Ta main de mai, dis-moi, esquisse-t-elle encore

Sur le grand chevalet de la Pointe d’Amour

Des villas délétères aux jupons de phosphore

Qui regardent Cézembre horizonner le jour

 

Le liseré du soir se penche sur la mer

Le jardin alangui qui rêvait au printemps

S’accroche à sa falaise qui régate alifère

Sous les cliquetis d’or de la nuit qui se tend

 

Dans la marge du temps j’ajuste ma mémoire

Et toi que je chéris me viendras-tu demain

Toi tout assermenté d’une invincible gloire

Entre le myosotis et l’auvent byzantin

 

 

Sylvie Méheut

Extrait du recueil Le cercle de l'aurore, Monde en poésie éditions.

 

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