Naissance du vertige

Publié le par Sylvie Méheut

Ô ventre moissonneur

Églantine de sang

La pulpe du matin sur la grève cressonne

Et la brume au lointain farouchement siphonne

Au seuil des laminaires la coiffe des brisants

 

Les îles s’alanguissent

Les corps en font autant

L’amour suspend l’esquisse des gestes ancillaires

Ô ventre moissonneur de granit et de lierre

 

Dans l’antrière bleue les mots roulent celtiques

Ô ventre moissonneur

Offre-moi la rythmique

Le lent crépitement des fenaisons de feu

Où suinte singulière la sève liturgique

La lave du jusant

La caresse des dieux

 

Puis, surnaturellement

Dans un jet de silice

L’effleurement des âmes

 

Sur un lit d’outre-cieux

 

 

Sylvie Méheut

 

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