Le ciel consent toujours

Publié le par Sylvie Méheut

Pierre-Auguste Cot, La Tempête

Pierre-Auguste Cot, La Tempête

Le ciel consent toujours mon Amour

Il s’échevelle au vent

Comme la loge d’espérance

À la poupe du Saint-Géran

 

Juste avant l’orage mon Amour

Juste avant la somme de tous les naufrages

 

Je sais des cieux immémoriaux

Ravinés d’acanthes et d’écume

L’œilleton nacré de la lune

Remorquant de sombres vaisseaux

 

Je sais le sein de Virginie

Ceint d’un passement de lumière

L’Île d’Ambre implorant la mer

Arc-boutée sur l’infini

 

Je sais le sel de l’agonie

Délivrant les lèvres vermeilles

Quand l’inventaire vire à l’oubli

Sous l’estocade du soleil

 

Juste après l’orage mon Amour

Juste après l'ultime recours

 

 

Sylvie Méheut

 

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E
Ca y est, je suis amoureux d'un poème !
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S
J'en suis ravie, Eric...
Bénie soit Virginie !
O
Tous les mots sont à notre portée
Les poètes nous en chantent la musique
Le silence même quand seuls les yeux les parcourent m'enchante en douce mélodie
Merci Sylvie
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S
Merci chère Jacqueline pour ton amitié et la beauté de tes commentaires.
Je t'embrasse affectueusement.
Y
Chère Sylvie Méheut, le souffle de votre poésie m'éveille et m'enchante.
Un vibrant merci
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S
Bien cher Yann, merci pour votre fidèle présence :)
Amitié