La Ria

Publié le par Sylvie Méheut

La Ria souriait et scandait nos seize ans

Seize ans ! L’éternité glissait entre les trembles

Et nous nous ne redoutions ni le Temps ni le Tendre

Quand l’aiguillon de mai fanfaronnait au vent

 

Et nous allions ainsi frayant le soir naissant

Toi et moi réunis au sein de la mesure

Toi plus échevelé qu’une grappe d’azur

Moi plus frivole encor que l’axe du printemps

 

Des cabochons de feu émaciaient les nuages

La Ria s’exaltait entraînant vers la mer

Le fuselage d’or des frondaisons sauvages

 

Et nous la regardions déployer ses mirages

Quand sur nos cœurs nubiles se posa l’éphémère 

La feuillée s’écarta sépulcrale et volage

 

Seize ans ! L’éternité émaciait les nuages

 

 

 

Sylvie Méheut

 

 

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Yann P 21/06/2018 00:18

Chère Sylvie Méheut, les mots viennent à me manquer.
Merci à vous

Sylvie Méheut 21/06/2018 14:38

Vous aurez reconnu la Ria dEtel :)
A bientôt cher Yann.

Océanique 28/05/2018 19:32

Rimbaud écrivait
"On n'est pas serieux quand on a 17 ans"
Alors à 16 ans c'est encore l'enfance qui joue mais avec d'autres jeux.
Belle soirée Sylvie
Bisous

Sylvie Méheut 29/05/2018 16:34

Ivresse et gravité s'épousaient si harmonieusement... Merci d'être venue.
Amitié poétique

Eric Costan 22/05/2018 00:12

Deux bons petits diables à la fleur de l'âge...
Mais que c'est beau !

Sylvie Méheut 23/05/2018 10:55

Ah qu'elle fut jolie la chasse aux papillons !
Merci Eric...