Ouessant

Publié le par Sylvie Méheut

Lorsque le soir s’éprend de la mansarde grise

Ton regard et l’étoile ont des reflets troublants

À la lampe déjà le silence se grise

Le ciel s’épanche nu sur l’écume des vents

 

Oh ce n’est qu’un soupir, une faille, une trêve

Ce trois fois rien de nous dans la nasse du temps

J’entends déjà ta voix qui s’adosse aux falaises

Là-bas le sémaphore embrase les brisants

 

Oh ce n’est qu’un mirage, une ondine légère

Qui traverse l'hiver dans le jour finissant

Vois ce ruban nacré comme un doux sortilège

Il annonce déjà le retour du printemps

 

Ta main de chèvrefeuille embaume les nuages

Nous partons à la nuit escorter l’océan

Cent mille galaxies en guise en guise d’héritage

Nous voici seuls au monde à l’assaut de Ouessant

 

 

Sylvie Méheut,

Enez Eusea, janvier 2018.

 

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Éric Costan 30/01/2018 15:10

On peut venir? On ne vous dérangera pas.

Sylvie Méheut 30/01/2018 19:36

La porte est large ouverte, entrez Monsieur Costan !

Océanique 30/01/2018 15:00

Ouessant quel merveilleux souvenirs tu ravives là
Lorsque le voilier au Stiff ou à Lampaul amarré
Nous partons découvrir Lampaul ou le musée des phares et balises
Bonheur de te lire à l'assaut d'Ouessant

Sylvie Méheut 30/01/2018 19:38

Que de doux souvenirs ! Et cette envie terrible d'accoster à nouveau. Merci infiniment.

Yann P 30/01/2018 13:55

Où que vous alliez, vous nous embarquez avec tant de grâce. Soyez chaque jour remerciée pour vos belles offrandes.

Sylvie Méheut 30/01/2018 19:40

Au plaisir de vous croiser, là-bas, au bout du monde. Un grand merci Yann.