Rimbaldie

Publié le par Sylvie Méheut

Rimbaldie

Parfois l'on court après la rime sous le souffle creux de midi
Parmi les pâleurs abyssines descend un vent de Rimbaldie
C’est alors que le temps soulève ses oriflammes damassées
Et majusculement s’élève le sceptre de l'immensité 

Et l’on embarque pour Mézières comme on embarque pour la vie
Glanant sur la Meuse trémière des chiffonnades d’infini
O que le temps déchu imprime au pavillon des heures closes
Quelques fragrances abyssines sur le glacis des primeroses

Parfois l’on court après la rime sous le souffle creux de minuit
Parmi les pourpreurs abyssines descend un vent de Rimbaldie
Et l’on embarque pour Mézières comme on embarque pour la vie
Glanant sur la Meuse trémière des sérénades d’organdi  

O que le temps déchu ravive sous les tilleuls échevelés 
Quelques voyelles alumines - Quelques ombrelles pour l’été

 

Sylvie Méheut

Extrait du recueil Le cercle de l'aurore, Monde en poésie éditions.

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