Boreas

Publié le par Sylvie Méheut

John William Waterhouse

John William Waterhouse

 

Que n’ai-je assez vécu sur la berge sauvage

Où la douleur allait sous son corset d’airain

Plus folle que le vent sur la lande des sages

Plus solitaire encor’ que ne l’est le matin

 

Que n’ai-je assez dansé sur la grève volage

Voltigeant comme azur au milieu des genêts

Quand l’ourlet de la mer enroulait au passage

La voile de mes jours au scaphandre de mai

 

Que n’ai-je assez chanté sur les pavés d’automne

Quand la ville épousait la brume sous mes pas

Et que passait la joie tranquille et monotone

Distillant sa lumière sur le parvis des rois

 

Que n’ai-je assez aimé aux tisons de l’absence

Que n’ai-je assez vécu  Que n’ai-je assez chanté

Pour qu’enfin le bonheur sur son vaisseau d’aimance

En un sanglot suprême daigne me pardonner

 

 

Sylvie Méheut

Extrait du recueil Le cercle de l'aurore, Monde en poésie éditions.

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