Jeudi 7 janvier 2010 4 07 /01 /2010 10:16



Il me viendra des mots que je ne saurai dire
Des couleurs aboyant au phosphore des rues
Leur paroi édentée où l’impasse n’est plus
Qu’un sédiment lacté au globe de nos lyres

Il me viendra des rais de fortune et d’aimance
Des joues d’enfants perdus aux calcaire des heures
Des tombeaux de décembre qui rouillent sous la fleur
Qui poème éperdue sa toge d’ignorance


Il me viendra des joies que le temps fera tiennes
Des impulsions de glaise au revers de nos puits
Qui soufflent au vent repus leur échafaud de pluie
Sur la grève où moutonnent nos contrées diluviennes


Il me viendra l’amour que je ne saurai dire
Des couleurs émaciées qui piailleront d’effroi
Sous un ciel rabaissé que l’horizon soudoie
Tel un enfant brutal aux blonds sanglots de cire


Il me viendra des mots d’onagre et de désir
De ces mots qui s’épellent aux lamelles des ans
Lorsque s’en va la vie et que revient l’instant
Qui au seuil de ta chair dépose son empire


Il me viendra des mots que je ne saurai dire

 

 

 

 

 

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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /2010 12:03
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Le bonheur allait tiède et le vent tissait fauve

D’alvéolaires emprunts sur un ciel gris de prose

Sur le dos du matin tu lissais les contours

Des soustractions posées aux fleurons de nos jours

 

Hissé au mât des nuits il n’est d’autre carême

Que l’écho de nos pluies aux tendons des persiennes

Hissé au mât des ans telle une perle fine

L’amour s’en va dressant ses pitiés alcalines

 

Partir et se le dire avec humilité

De ces corps oubliés envisager l’été

Qui s’évade en suant sa plus folle nécrose

 

Partir et se salir sous la voûte morose

De ces mains enchâssées redessiner la rime

Qui câble sa douleur aux élans maritimes

Où nos deux solitudes tendrement se disposent

 

Déjà je ne suis plus qu’une ombre sur ta vigne

Et  tu n’es plus en moi qu’un souvenir éteint

Le bonheur allait tiède aux fleurons du matin

Et le vent tissait brun sa prose sur nos lignes

 

 

 

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Mardi 29 décembre 2009 2 29 /12 /2009 13:12
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Ce soir l’hiver pèse aux fenêtres et la ville porte ton front

 

Sous de convexes apothéoses

Tes mots poudrent de leur rabat de seiche

Le dais accompli du silence

 

Il n’est d’amble déjà que tes accords de juste sous la verrine pâle

Ton dos coud au balcon de décembre l’imminence de nos perlières traversées

 

A l’horizon se distend le poinçon éventré des sycomores

Et toi désillusionnant l’ombre

Tu martèles de ton émoi l’opale de l’instant fragmenté

 

Je suis toi cette nuit sous l’azur retourné

Me vois-tu à tes doigts telle une ritournelle

Baguant et débaguant le lac de tes pensées

 

M’entrevois-tu brisant sur mes hanches de glaise

Le miroir épandu de nos éternités

 

Le jour remorque ailleurs son collet d’indolence

Mais cette nuit de nous mais cette nuit qui danse

  Engendre l’innocence d’un corollaire été

 

Ce soir la ville pèse aux fenêtres et l’hiver porte ton nom

 

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Samedi 19 décembre 2009 6 19 /12 /2009 10:41
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Osons l’instant mystique

Où l’ivresse de nous

Déborde et se débat

S’arc-boute et dissout

Les écheveaux d’ici

Les frondaisons de là

Et nos deux cœurs encore

De renaître à la joie

 

Osons l’instant mystique

Où l’ardente prière

Écluse tendrement

Nos épaules de lierre

Et nos mains en émoi

 

Toi qui fleuris mes peines

Et irises le temps

Tristan ma verte plaine

Penchée sur l’océan

Tristan ô ma conscience

D’être ainsi ici-bas

Née pour de te devenir

Née pour ôter de toi

La brûlure d’aimer

Le chanvre des déroutes

 

Tristan ma déchirure

Ma déraison ma route

Toi qui posas sur moi

Le sceau de tes saisons

Toi qui de ton regard

Assouvis l’horizon

Je me pends à ton aile

Une dernière fois

Et nos deux coeurs encore

De renaître à la joie

Tout comme au premier jour

De nos vies passagères

 

Osons l’instant mystique

Tristan  ô ma lumière

 

 

 

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Mercredi 16 décembre 2009 3 16 /12 /2009 09:16






Coquillage


La ville grise sous l’hiver 

Dépose aux aumônières closes 

L’offrande envasée de la mer 
 

Les digues enrôlées 

Que la marée déboute 

Au banc des laminaires 

Crachent coûte que coûte 

Leurs liqueurs amères 
 

Les sablons orphelins 

Que nos ombres décloutent 

Près du bleu baptistère 

Se nichent entre les roches 

Que la dune fantoche 
 

Rabat comme une mère

Par SM. Textes déposés - Publié dans : Marines
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