Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 09:22

4106482129_f2e271879c.jpg



J’ai vu l’homme au chapeau d’écume

Enrôler des torrents d’amour

Comme on enroule l’amertume

Aux cyphoses des abat-jours

 

Il a peigné de ses mains vastes

Les pans scarifiés de mes tours

Pour que ne frise aucune impasse

Aux ficelles de mes faubourgs

 

J’ai vu l’homme au chapeau de grâce

Tordre le cou malencontreux

Des rapières qui s’enterrassent

Aux mareyages de mes cieux

 

Il a brassé de ses mots vastes

Les rouages de l'arrière-cour

Pour ériger dessus la place

Le métronome au ventre lourd

 

J’ai vu l’homme au chapeau d’ivresse

Me prendre entre ses crocs vainqueurs

Et repenser mes allégresses

Entre ses vers de rémouleur

 

Il a brassé mon ciel rapace

Il a brassé la nuit venue

Mon cœur où s’argentait la place

Mon cœur qui déjà n’était plus

Qu’un marque-page crucifère

Aux évidoirs de ma rue

 

J’ai vu l’homme au chapeau d’aimance

Mâter des flots de rédemption

Et retenir au soir qui danse

Les pépinières de la raison

 

Il a brassé de son ciel vaste

Les grisailles de mes faubourgs

Pour qu’il ne reste aucune impasse

Au mareyage de l’amour

 

Par SM. Textes déposés
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 15:50

4306333430_1b44692b95.jpg

 

Mes nuits dissimulent tes jours

Mes nuits en étaux sur tes cimes

Je redoute tes envolées

Ô ma vanité

Ma marine

 

Je dilate sur la vitrine

Les brise-bises rémoulues

A vendanger

Ô ma marine

A vendanger la vie venue

 

Toi mon obole byzantine

Sentinelle à mes yeux repue

Je t’aimais tant

Ô ma marine

Je t’aimais tant

Le savais-tu

 

Sur les chemins de l’indigence

Aux parapets  disconvenus

Je penserai

Ô ma marine

Aux bastingages de nos rues

 

Dans mon bagage

Ô ma marine

Je garderai tel un remord

Tes parenthèses abyssines

Tel un éclat sur mon décor

Tel un soleil

Ô ma marine

Lorsque l’aube en sifflant essore

Sur les cimes où l’oubli décline

Ses cimaises poivres et ors

 

 

 

 

Par SM. Textes déposés
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 15:23

Nous t’avons vu partir

Compagnon

Sous l’armure

Qui maltraita ta loi

Au point de succomber

Aux margelles du temps

Que l’asthénie lasure

 

Ce soir les éteignoirs chantent l’humilité

 

Nous t’avons vu partir

Compagnon

Sous ta plume

Qui sillonnait la nuit

Sans jamais suffoquer

De traverses éperdues

En blancheurs obscures

 

Ce soir les éteignoirs chantent l’immensité

 

Nous t’avons vu partir

Compagnon

Sous la coque

D’un soleil éreinté

Dressant dessus l’azur

L’étui de tes hivers

Aux bancs des soliloques

 

Ce soir les éteignoirs chantent l’éternité

 

 

 

Par SM. Textes déposés
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 14:52
 



3642237616_5fd8826602.jpg



Il m’arrive souvent de me ressouvenir

Lorsque le souvenir ne suffit à mes larmes

Qui se pressent héroïques si Dieu reprend les armes

Pour poser en mon cœur le tison d’un sourire

 

Il m’arrive souvent de me ressouvenir

De tes doigts embarqués sur mes chagrins d’indienne

Apostoliquement se dissipait la peine

Lorsqu’au cou de ton cœur je suspendais mon rire

 

Il m’arrive souvent de me ressouvenir

De tes bras au long cours rugissant sur mes âges

Comme autant de fanions embrasant d’avenir

Les rêveries de plomb de mes apprentissages

 

Il m’arrive souvent de me ressouvenir

De cet apostolat qui émaillait l'hiver

Quand de mes terres d’encre te regardant mourir

Je devinais ton ciel se signant sur la mer

 

Il m’arrive souvent de me ressouvenir

Lorsque le souvenir ne suffit à mes armes

Qui se pressent héroïques si Dieu reprend mes larmes

Pour poser sur ton âme le tison d’un sourire

 

 

Par SM. Textes déposés
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /2010 14:12

3178709591_6ba0537a5b.jpg


 

Toi mon affileur


De  joies ottomanes

En poupreur infusée

 

Tu t’élagues 

T’insurges

Et te pends aux balustres 

Qui nident sous mes branches

 

Ta conscience n’est plus

Qu’une brisure palmée

Aux cordes de mes manches

 

 

Ô mon affûteur

Empalissé de nous

Tu naufrages au tournant

Tel un monceau d’esclandre

 

Et nous rions latin et nous rions septembre

De revoir en nos yeux le bonheur à genoux

 

Rien n’est plus

Et tout est

Dans la reconnaissance

 

Nous colportons les vies

De ceux que l’on aimait

 

De nos parts communes

Nous lestons les regrets

Qui refleurissent au soir

 

Tissant de fous blasons

Sur les doigts de la chambre

 

Et nous rions latin et nous rions septembre

Par SM. Textes déposés
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mars 2010
L M M J V S D
1 2 3 4 5 6 7
8 9 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30 31        
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur OverBlog - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés