Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 11:29


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Un ciel safran file ses bas

Aux jarretières de la Cité

Aux terrasses du cinéma

Les guéridons s’en vont valser

 

Tu me dis pourvu que ça sonne

Cet amour contrebalancé

Aux météores qui buissonnent

Les saloirs de nos pensées

 

Je te dis pourvu que ça danse

Aux wagons-lits assermentés

Pour d ‘alexandrines romances

Aux délicieuses cruautés

 

Et nous allons d’aubes liquides

En soirs roucoulant d’ardeur

Démâter nos amours candides

Aux esplanades du bonheur

 

Et nous laissons la Montparnasse

A son cimetière lestée

Aux  quinquets bleus du temps qui valse

Les  beaux jours peuvent s’avancer

 

Sur le boulevard s’irise

Le reposoir de nos baisers

Aux balançoires du temps qui grise

Les arcades vont décoiffées

 

Un ciel safran file sa laine

Aux reposoirs de la Cité

Aux troquets bleus du temps qui traîne

Les guéridons sont renversés

 

Tu me dis pourvu que ça sonne

Cet amour contrebalancé

Je te dis pourvu que ça danse

Aux wagons-lits assermentés

 

Et nous laissons la Montparnasse

A ses cheminotes pensées

Aux quinquets bleus du temps qui passe

Les traversins s’en vont valser

 

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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 09:22

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J’ai vu l’homme au chapeau d’écume

Enrôler des torrents d’amour

Comme on enroule l’amertume

Aux cyphoses des abat-jours

 

Il a peigné de ses mains vastes

Les pans scarifiés de mes tours

Pour que ne frise aucune impasse

Aux ficelles de mes faubourgs

 

J’ai vu l’homme au chapeau de grâce

Tordre le cou malencontreux

Des rapières qui s’enterrassent

Aux mareyages de mes cieux

 

Il a brassé de ses mots vastes

Les rouages de l'arrière-cour

Pour ériger dessus la place

Le métronome au ventre lourd

 

J’ai vu l’homme au chapeau d’ivresse

Me prendre entre ses crocs vainqueurs

Et repenser mes allégresses

Entre ses vers de rémouleur

 

Il a brassé mon ciel rapace

Il a brassé la nuit venue

Mon cœur où s’argentait la place

Mon cœur qui déjà n’était plus

Qu’un marque-page crucifère

Aux évidoirs de ma rue

 

J’ai vu l’homme au chapeau d’aimance

Mâter des flots de rédemption

Et retenir au soir qui danse

Les pépinières de la raison

 

Il a brassé de son ciel vaste

Les grisailles de mes faubourgs

Pour qu’il ne reste aucune impasse

Au mareyage de l’amour

 

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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 15:50

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Mes nuits dissimulent tes jours

Mes nuits en étaux sur tes cimes

Je redoute tes envolées

Ô ma vanité

Ma marine

 

Je dilate sur la vitrine

Les brise-bises rémoulues

A vendanger

Ô ma marine

A vendanger la vie venue

 

Toi mon obole byzantine

Sentinelle à mes yeux repue

Je t’aimais tant

Ô ma marine

Je t’aimais tant

Le savais-tu

 

Sur les chemins de l’indigence

Aux parapets  disconvenus

Je penserai

Ô ma marine

Aux bastingages de nos rues

 

Dans mon bagage

Ô ma marine

Je garderai tel un remord

Tes parenthèses abyssines

Tel un éclat sur mon décor

Tel un soleil

Ô ma marine

Lorsque l’aube en sifflant essore

Sur les cimes où l’oubli décline

Ses cimaises poivres et ors

 

 

 

 

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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /2010 15:23

Nous t’avons vu partir

Compagnon

Sous l’armure

Qui maltraita ta loi

Au point de succomber

Aux margelles du temps

Que l’asthénie lasure

 

Ce soir les éteignoirs chantent l’humilité

 

Nous t’avons vu partir

Compagnon

Sous ta plume

Qui sillonnait la nuit

Sans jamais suffoquer

De traverses éperdues

En blancheurs obscures

 

Ce soir les éteignoirs chantent l’immensité

 

Nous t’avons vu partir

Compagnon

Sous la coque

D’un soleil éreinté

Dressant dessus l’azur

L’étui de tes hivers

Aux bancs des soliloques

 

Ce soir les éteignoirs chantent l’éternité

 

 

 

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Samedi 9 janvier 2010 6 09 /01 /2010 14:52
 



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Il m’arrive souvent de me ressouvenir

Lorsque le souvenir ne suffit à mes larmes

Qui se pressent héroïques si Dieu reprend les armes

Pour poser en mon cœur le tison d’un sourire

 

Il m’arrive souvent de me ressouvenir

De tes doigts embarqués sur mes chagrins d’indienne

Apostoliquement se dissipait la peine

Lorsqu’au cou de ton cœur je suspendais mon rire

 

Il m’arrive souvent de me ressouvenir

De tes bras au long cours rugissant sur mes âges

Comme autant de fanions embrasant d’avenir

Les rêveries de plomb de mes apprentissages

 

Il m’arrive souvent de me ressouvenir

De cet apostolat qui émaillait l'hiver

Quand de mes terres d’encre te regardant mourir

Je devinais ton ciel se signant sur la mer

 

Il m’arrive souvent de me ressouvenir

Lorsque le souvenir ne suffit à mes armes

Qui se pressent héroïques si Dieu reprend mes larmes

Pour poser sur ton âme le tison d’un sourire

 

 

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