Lundi 8 février 2010 1 08 /02 /2010 10:48


 


A ce jour

 

A ce passant de vie entre glaise et lumière

A ce poste qui fuit son guet de déshonneur

A la brume d’érable irradiant la ferveur

Et son rouge oripeau habillé d’éphémère

 

A ces pavés de pluies en marge de nos pleurs

A la ville qui fuit sous sa cape amarante

A ce Mont-de-Piété qui escorte nos peurs

Aux caveaux numéraires que l’abandon tourmente

 

Aux tremblements feuillus des taillis acouphènes

A la gorge ployant sous le baiser meulier

Qui mansarde ouvrier nos saisons fourmilières

Aux animaux paissant le ventre de l’été

 

A l’enfance enjouée qui roule sous ses pas

La violence lactée des joutes florifères

Aux caniveaux sucrés des fresques batelières

Aux Noëls vitrifiant les cornes des sous-bois

 

A ceux qui sont sans yeux a ceux qui sont sans toits

A ce qui fait de nous des hordes roturières

Toujours agenouillées aux parvis incendiaires

Le front piqué au ciel et le cœur en émoi

 

A ce jour orgueilleux qui lisse la frontière

A l’aiguille d’embaumeur qui pique le lilas

Au soleil pudibond décolletant l’hiver

A Ses pas sur nos mers A Ses mains sur nos voix

 

A ce jour

 

 

 

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Dimanche 31 janvier 2010 7 31 /01 /2010 22:45

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Le ciel est blanc

Blanc

Bleu

Etrennes

 

Le ciel est blanc sur le jasmin

Le ciel est bleu dessus la plaine

 

Il pleut des copeaux de bruyère

Il pleut des orgues et des chemins

Il pleut des lacis

Des antennes

Et des sarments marmoréens

 

Sur les bouleaux argentifères

L’amour s’en va comme demain

Comme demain dessus la plaine

Comme demain qui s’en revient

De n’importe où et de naguère

Comme demain aux mains de pierre

Sur la rizière du destin

 

Le ciel est blanc

Blanc

Bleu

Etrennes

 

Le ciel est blanc sur le jasmin

Se peut-il que tu te souviennes

De la symphonie diluvienne

Sur les damiers des Marasquins

 

Le ciel est bleu

Blanc

Bleu

Je t'aime

 

 

 

 

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Jeudi 28 janvier 2010 4 28 /01 /2010 11:29


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Un ciel safran file ses bas

Aux jarretières de la Cité

Aux terrasses du cinéma

Les guéridons s’en vont valser

 

Tu me dis pourvu que ça sonne

Cet amour contrebalancé

Aux météores qui buissonnent

Les saloirs de nos pensées

 

Je te dis pourvu que ça danse

Aux wagons-lits assermentés

Pour d ‘alexandrines romances

Aux délicieuses cruautés

 

Et nous allons d’aubes liquides

En soirs roucoulant d’ardeur

Démâter nos amours candides

Aux esplanades du bonheur

 

Et nous laissons la Montparnasse

A son cimetière lestée

Aux  quinquets bleus du temps qui valse

Les  beaux jours peuvent s’avancer

 

Sur le boulevard s’irise

Le reposoir de nos baisers

Aux balançoires du temps qui grise

Les arcades vont décoiffées

 

Un ciel safran file sa laine

Aux reposoirs de la Cité

Aux troquets bleus du temps qui traîne

Les guéridons sont renversés

 

Tu me dis pourvu que ça sonne

Cet amour contrebalancé

Je te dis pourvu que ça danse

Aux wagons-lits assermentés

 

Et nous laissons la Montparnasse

A ses cheminotes pensées

Aux quinquets bleus du temps qui passe

Les traversins s’en vont valser

 

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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /2010 09:22

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J’ai vu l’homme au chapeau d’écume

Enrôler des torrents d’amour

Comme on enroule l’amertume

Aux cyphoses des abat-jours

 

Il a peigné de ses mains vastes

Les pans scarifiés de mes tours

Pour que ne frise aucune impasse

Aux ficelles de mes faubourgs

 

J’ai vu l’homme au chapeau de grâce

Tordre le cou malencontreux

Des rapières qui s’enterrassent

Aux mareyages de mes cieux

 

Il a brassé de ses mots vastes

Les rouages de l'arrière-cour

Pour ériger dessus la place

Le métronome au ventre lourd

 

J’ai vu l’homme au chapeau d’ivresse

Me prendre entre ses crocs vainqueurs

Et repenser mes allégresses

Entre ses vers de rémouleur

 

Il a brassé mon ciel rapace

Il a brassé la nuit venue

Mon cœur où s’argentait la place

Mon cœur qui déjà n’était plus

Qu’un marque-page crucifère

Aux évidoirs de ma rue

 

J’ai vu l’homme au chapeau d’aimance

Mâter des flots de rédemption

Et retenir au soir qui danse

Les pépinières de la raison

 

Il a brassé de son ciel vaste

Les grisailles de mes faubourgs

Pour qu’il ne reste aucune impasse

Au mareyage de l’amour

 

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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 15:50

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Mes nuits dissimulent tes jours

Mes nuits en étaux sur tes cimes

Je redoute tes envolées

Ô ma vanité

Ma marine

 

Je dilate sur la vitrine

Les brise-bises rémoulues

A vendanger

Ô ma marine

A vendanger la vie venue

 

Toi mon obole byzantine

Sentinelle à mes yeux repue

Je t’aimais tant

Ô ma marine

Je t’aimais tant

Le savais-tu

 

Sur les chemins de l’indigence

Aux parapets  disconvenus

Je penserai

Ô ma marine

Aux bastingages de nos rues

 

Dans mon bagage

Ô ma marine

Je garderai tel un remord

Tes parenthèses abyssines

Tel un éclat sur mon décor

Tel un soleil

Ô ma marine

Lorsque l’aube en sifflant essore

Sur les cimes où l’oubli décline

Ses cimaises poivres et ors

 

 

 

 

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